BAROCLUB :
L’ACADEMIE DES CUIVRES du Festival accueille chaque année pendant une semaine des élèves venus de toute la France, souhaitant approfondir leur technique instrumentale avec des professeurs de haut niveau, en section jazz et en section baroque. Mercredi après-midi, dans la Chapelle Saint-Jean,on pouvait assister à une restitution du travail des élèves de la section baroque. De tout âge, de tout horizon, ces stagiaires possèdent déjà un très bon niveau dans leur instrument, et on a pu le constater à chacune de leurs prestations. Le cadre de la Chapelle s’est également religieusement prêté à l’audition des voix des stagiaires choristes . Le public présent a apprécié ce moment de détente musicale, dans une ambiance décontractée . Un grand bravo aux 4 professeurs : Joël Lahens, professeur de trompette naturelle, Jean-Paul BOURY pour le cornet à bouquin, Lucien KANDEL pour le chant et Freddy EICHELBERGER pour le clavecin.
Le concert de fin de stage aura lieu le vendredi 14 août à 18 heures.
LA SOIREE OFFICIELLE :
A 18h30 s’est déroulée la soirée officielle du Festival en présence des partenaires et des élus.
Gilles Mercier, président du festival, accueille tous ces acteurs en soulignant les changements opérés pour cette 21ème édition : nouveau chapiteau, un bal, réorganisation des soirées, abandon de la logique des grosses têtes d’affiche au profit de groupes plus marginaux mais tout aussi pertinents. Puis un des responsables de la
SPEDIDAM a manifesté à nouveau son soutien. Cette société de redistribution finance en effet une grosse partie de cette soirée au titre du soutien aux musiciens de jazz français comme c’est le cas à jazz à Vienne et à Marciac. Vient ensuite le tour des élus du conseil général et du conseil régional qui insistent quant à eux sur la vitalité des scènes festivalières de la haute-loire et sur les retombées économiques afférentes. Le département offre un paysage culturel qui tend à faciliter l’accès à la culture. Malgré son côté « inclassable » en raison de l’hétérogénéité de sa programmation, le festival du Monastier est un acteur qui compte.
Le maire du Monastier a profité de l’occasion pour préciser que pour son équipe municipale, le festival est un des piliers majeur de l’action culturelle qu’il fallait soutenir au mieux. Cet événement s’inscrit dans le dynamisme associatif du la cité Chaffrienne.
C’est le préfet lui-même qui termine ces discours. Après avoir félicité l’organisation et les bénévoles il conclue par une formule qui résume bien l’état d’esprit ambiant : « faire en travail sérieux sans se prendre au sérieux ».
QUAND LE JAZZ EST LA …
On sait que la programmation du festival du Monastier « la musique des cuivres » répond à une seule exigence : « qu’importe le style pourvu qu’on ait les cuivres ». Mais depuis le début du festival (21 ans maintenant) une autre contrainte artistique s’est profilée. Il s’agit de la scène des groupes de jazz grand format, big-band ou autres formations atypiques. Et ce n’est pas une question de facilité : plus les artistes sont nombreux plus les contraints d’organisation sont importantes. Il faut en effet être capable d’accueillir les artistes, les loger, les nourrir, leur proposer une scène digne de ce nom, opérer les changements de plateau. Tout ceci n’est possible que grâce au dévouement des quelques 120 bénévoles.
Soutenu par la SPEDIDAM, la programmation 2009 a invité deux grandes formations : le
Stéphane Guillaume Brass Project et le
Caratini Jazz Ensemble.
Stéphane GUILLAUME est un habitué de la scène du Monastier car il est venu à plusieurs reprises comme « sideman » mais jamais comme tête d’affiche. Il tourne depuis plusieurs années avec son quartet (saxophone, guitare, batterie, basse) avec lequel il a développé un projet qu’on croirait écrit sur mesure pour le festival. Il s’est adjoint 2 cornistes, deux trompettistes, deux trombones et un tuba pour un créer un ensemble original dans le plus pure esprit du jazz français : rythmique puissante, virtuosité et son généreux.
Stéphane a du talent et des capacités hors normes, passant du saxophone ténor au soprane, de la flûte à la clarinette basse. Il dirige son ensemble dans les couleurs de son choix et prend une part prépondérante dans le discours improvisé. Un concert d’autant plus chaleureux que
Stéphane GUILLAUME nous a confié avoir apprécié l’intimité et l’interaction avec le public dans le nouveau chapiteau.
Patrice CARATINI : Ce musicien touche-à-tout rend visite au festival du Monastier « la musique des cuivres » pour la seconde fois avec son jazz ensemble.
Patrice CARATINI représente bien un des tournants pris par de nombreux musiciens ces dernières années qui est d’être capable de se fondre dans de nombreux styles différents. Il est bassiste de Leforestier, leader de big-band, compositeur, arrangeur.
La formation proposée hier soir était composée de 15 musiciens, un peu à la manière d’un big-band. Pour l’occasion
Patrice CARATINI a su s’entourer de la crème des cuivres du jazz français. Le concert débute par le concerto pour trompette « bleu comme une orange ». L’idée originale de ce concerto est de faire dialoguer un trompettiste classique (Thierry Caens, lumineux) avec un ensemble jazz. L’ensemble se prête à tous les contrastes : tendu ou souple, puissant ou velouté, éthéré ou dynamique. Les ambiances sont mouvantes : du pur jazz à la new-orléans en passant par le rock et la musique de cirque. Une œuvre que l’on aurait aimer voir durer un peu plus…
CHANGEMENT DE DECOR : LE BAL Une fois n’est pas coutume, mais pourquoi cela ne le deviendrait-il pas ? Pour la toute première fois au Festival, à l’initiative de
Patrice CARATINI, la soirée s’est prolongée par un bal populaire avec le même orchestre. Quelques chaises étaient déplacées pour libérer l’espace d’un parquet aménagé pour l’occasion. Et en quelque minutes, le public pris au jeu se levait pour former les couples de danse. Car il s’agissait bien de passer en revue tous ces thèmes que dansaient nos grands-parents : cha-cha, mambo, valse, biguine, charleston, tango, rock, rumba, etc… Un véritable succès dans une ambiance joyeuse où tous les âges étaient représentés. Une soirée de rapprochement intergénérationnel. Une idée à creuser….
OFF :
Dans l’après-midi le trio jazz a animé la marquise du théâtre du Puy, emmenant dans son esthétique swing les spectateurs ponots.
A 18h00, au bar « chez Pierrette » officiait le groupe Carabosse. Déjà connu du festival, ce groupe local s’est reformé il y a peu de temps dans un esprit jazz fusion. Guitare ou saxophone, clavier, basse, batterie, au service d’un concert très agréable. Un bon moment pour les spectateurs qui avaient fait le déplacement.
Jazz Club :
Sommes-nous mercredi tard dans la nuit ou bien jeudi tôt dans la matinée ? Qu’importe… Toujours est-il que le jazz club est là, fidèle depuis dimanche. Cette arène dans laquelle se rejoignent les improvisateurs vibre quotidiennement et a trouvé une place de choix dans le festival.
Jeudi 13 Août
21h au
Chapiteau :
BALKAN BEATS ou la
FÊTE TZIGANE
ZIVELI et
DJ TAGADA
Jazz Club : Jam Session à partir de 23h30 à la Salle des Fêtes
OFF :
Nymphonik Orchestra en déambulation au centre ville du Puy à 17h
Nymphonik Orchestra au marché St Jean à 19h30.
Vendredi 14 Août
21h au
Chapiteau :
BELLE DU BERRY & David LEWIS – Les PAPAFARD
Jazz Club : Jam Session à partir de 23h30 à la Salle des Fêtes
Académie : Concert de l’académie baroque à 17h30 en l’église Saint-Jean.
OFF :
Nymphonik Orchestra au bar l’Aquarium à 11h.
Une rythmique Jazz au restaurant le Provence à 18h.

Baro Club-1