12 Août

Marché : Les Tryfolles 

Programmé dans le cadre du festival Off, les trois jeunes filles du groupe ont su animer la terrasse et faire danser les plus jeunes sur des airs de musiques traditionnelles. La musique dans notre région reste vivante. D’ailleurs, ce groupe que l’on appelle Flacc suite au départ d’une accordéoniste, remplacée par Pauline, une flutiste de formation classique, est un peu connu en Italie et en Bretagne. Pour elles, la musique "Trad" est plus libre que la musique folklorique et laisse plus de liberté aux arrangements. Connues principalement par le "bouche à oreille", il n’en demeure pas moins qu’elles ont un talent indiscutable et maîtrisent parfaitement l’accordéon diatonique (à l’inverse du chromatique propre au musette). 
Elles permettent à notre musique de rester vivante et nous ne pouvons que les encourager dans ce sens. 
 

Centre Pierre Cardinal au Puy-en-Velay : Feeling Brass Quintet 

A défaut de programmer un quintet de cuivres dans l’abbatiale du Monastier comme cela était le cas dans les précédentes éditions du festival, c’est le centre Pierre cardinal du Puy en velay qui a accueilli une jeune quintet énergique : le feeling brass quintet. Ces musiciens très détendus à l‘image de la scène des fanfares ont joué un répertoire arrangé pour l’occasion dans un esprit pédagogique. Il s’agissait pour eux d’expliquer leur musique et surtout les particularités de l’écriture pour quintet de cuivres : équilibre, virtuosité et culture du cuivre. 

Un régal pour la petite centaine de spectateurs qui avait fait l’effort de se déplacer pour ce concert gratuit. 
 

Espace Laurent Eynac (chapiteau) : Les Grands Formats du jazz français 
soirée Spedidam

"L’art du big-band : la preuve par trois"

Le scène de jazz française est au carrefour de toutes les influences musicales. Et c’est peut-être quand il s’agit de grands formats, les fameux big-bands, que cette richesse s’exprime le mieux. La configuration de l’orchestre à la manière d’un Duke Ellington ou d’un Count Basie est oublié. En revanche pour les leaders de ces grandes formations la gageure est la même : équilibrer au mieux la dimension collective (composition, son et énergie) avec la dimension individuelle (les solistes). Hier soir sous le chapiteau du Monastier Jean-Christophe Cholet, Franck Tortillier et Andy Emler, les trois talentueux chefs de meute ont proposé trois concerts d’anthologie. Puisant respectivement dans le patrimoine français, rock et fusion ils ont enflammé un auditoire de connaisseurs et de curieux. 
Mention spéciale pour les organisateurs et la technique du festival pour un plateau que les plus grandes scènes européennes seraient incapables d’organiser. 
 
Jean-Christophe Cholet / Diagonal 

Peut-être le plus sage des orchestres. Jean-Christophe Cholet pioche dans un répertorie français qui va de la chanson (froufrou) à la musique classique (Satie, Fauré). Il ne s’agissait pas d’exposer un thème puis de laisser la parole aux solistes mais, selon les mots du leader, de « recomposer plutôt que composer », de « déranger plutôt qu’arranger ». Alors qu’y avait-il de français dans ce programme : des sons (piano, accordéon), des rythmes et des phrases musicales qui nous prouvent encore les capacités d’intégration énormes de cette musique nommée jazz. 
 
Orchestre National de Jazz – Tribute to Led Zeppelin 

Le deuxième concert de la soirée a amené le public tout près du paradis. L’Orchestre National de Jazz, sous la direction de Franck Tortiller, vibraphoniste, a fait exploser les sons. Le "Tribute to Led Zeppelin" est un remarquable travail d’arrangements, adaptant couleurs et timbres, pour transformer le rock en jazz. L’alchimie est parfaite : cette formation de cuivres et de percussions, ses instrumentistes de haut vol et un peu fous, par leur dynamisme et leur virtuosité, ont tout simplement joué du jazz « comme si c’était du rock ». C’est un véritable tour de force que de rendre hommage au groupe culte sans le copier servilement. Du Led Zep sans guitare, oui, mais du total Led Zep dans l’esprit. 

Franck Tortiller nous raconte : L’O.N.J. est un passage qu’il devait emprunter à tout prix pour mener à bien ses projets. Celui de revisiter Led Zeppelin a permis à l’Orchestre de sillonner l’Europe. Il est lui-même étonné du succès remporté, y compris dans des festivals pop, où le fan-club de Led Zep l’a personnellement assuré de son soutien. La réussite de l’O.N.J. tient au fait qu ’il y a « un chef mais pas de patron. Les musiciens n’ont pas de problème d’égo, ils jouent au service du collectif. » 

Franck Tortiller a d’autres programmes en route dont un sur l’opérette, et un sur la valse-musette. Le vibraphoniste a baigné dans les bals populaires dans son enfance, aux côtés de son père trompettiste. Pour lui la musette, c’est le seul jazz qui ne soit pas américain, c’est notre jazz à nous. Et de citer Toots Tielemans « le musette est le blues de l’Europe ». 

Nous sommes impatients d’entendre ça !!! 
 
 
Andy Emler Megaoctet 

Le dernier concert de la soirée a introduit Andy Emler, entouré de solistes hors normes, projetant le public dans des improvisations débridées de jazz mais aussi de rock. Le tout s’appelle « fusion ». 

Andy Emler favorise les interactions à chaud, ce qui fait qu’aucune représentation ne ressemble à la précédente ni à la suivante. Les instrumentistes virtuoses et déjantés qui l’entourent sont constamment mis en valeur et …à l’épreuve. C’est de la haute voltige ! Un assemblage de jazz, funk, pop, rock, impro, un tempo intenable, des pièges mélodiques et harmoniques, et la voix jazzy-sexy qu’il pousse à la limite des cordes vocales de Mederic Collignon… tout cela dans un souffle de liberté et de plaisir, qui pourrait laisser croire que c’est facile. 

Cette tribu de multi-instrumentistes aux allures joviales a apporté une énergie et une fraîcheur tonitruante au public du festival abasourdi et conquis. 

 

 
MERCREDI 
21h au chapiteau : The American Gospel Singers avec Captain Mercier 

Jazz Club à partir de 23h30 à la Salle des Fêtes. 

Off :
Jam Session à l’Espace Saint-Pierre au Puy à 11h 
Musique Traditionnelle place de l’abbatiale à 11h 
Mega Tuba Orchestra au bar "Le Ré bémol" à 18h 

 
JEUDI 
21h au chapiteau : Kassav 

Jazz Club à partir de 23h30 à la Salle des Fêtes 

Off :
Trio Jazz à "L’Auberge des Acacias" à 11h 
Hybrid Workshop au bar "L’Aquarium" à 18h 


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