16 Août

Salle des fêtes : Concert de clôture de l’académie de jazz 
 
Samedi après-midi le jazz club quittait sa vocation nocturne pour accueillir le concert de clôture des stagiaires de l’académie jazz. Comme à l’accoutumée la personnalité des professeurs s’est fait sentir dans les ateliers. Rythmique et senti pour V.Scarpa, brassé pour F Thuillier, écrit pour JC Cholet, ouvert pour H.Dupont, sensible pour P.Abraham, choisi pour PO Govin. 
Ce concert a permis de confirmer les bénéfices d’une grosse semaine de travail et de repérer ces jeunes pousses qui comme chaque année font preuve d’une maturité musicale étonnante. 
Un stage est-il pertinent dans un festival ? Indéniablement quand la culture s’accorde avec le tourisme et quand la musique rencontre le terroir. 
 
Off : Kaktus Groove Band 
 
Sans grand battage publicitaire, le public était nombreux devant le chapiteau pour écouter le Kaktus Groove Band. Cette formation est difficilement classable, entre fanfare, jazz et hip-hop. Ce mélange des genres plaît, et leur album se vend très bien. Les morceaux sont tous des compositions originales, les textes sont dans l’esprit Rap ou slam, l’influence de Grand Corps malade n’est pas loin. 
 
Espace Laurent Eynac (chapiteau) :
17 Hippies 
 
C’est un peu comme si ARTE avait décidé de produire une groupe de scène : culture franco-allemande et européenne, mélange des genres, sensibilités partagées avec le public, sentiments hédonistes. 
17 Hippies c’est plus un collectif qu’un groupe car chaque musicien est au service des mélodies, les rôles de leader changent, tour à tour chanteur ou accordéoniste, clarinettiste ou saxophoniste… 
Ce groupe atypique a entraîné un public de fans et de festivaliers curieux avec ses chansons véritablement européennes. La notion d’Europe est très importante pour eux et ils aimeraient participer à une culture musicale partagée. 
Leur musique est un mélange de thèmes de pays de l’est, de musique juive, de chansons. L’apparente facilité de leur prestation donne à l’ensemble une fraîcheur communicative. 
 
La Ruda en acoustique 
 
« Qu’importe le groupe, pourvu qu’on ait les cuivres », telle est la ligne artistique de la programmation. Des big-bands, du baroque, du funk, du hip-hop, de l’afro-beat, du zouk, de l’électro mais aussi de la chanson rock française. La RUDA en ACOUSTIQUE, nouvelle formule de cette bande de vieux briscards incontournables de la scène française a terminé magistralement la 20ème édition du festival « la musique des cuivres ». On sentait une certaine fébrilité en coulisse dans la section de cuivres. Il n’est pas si aisé pour un groupe de ce genre d’être programmé dans un lieu spécifiquement consacré aux cuivres. Mais la magie Ruda opère rapidement : lisibilité des phrases, efficacité des refrains et énergie rythmique. Le volume sonore rappelle celui de la Ruda ancienne formule : une formule acoustique oui, mais avec un beaucoup de son. Le chanteur confie après le concert avoir apprécié d’être programmé dans un tel lieu et que c’était un très bon concert… 
 
Fin de la musique des cuivres pour 2008, début de la musique des manitous, des camions, des balais pour retrouver la vocation initiale des lieux investis. 

La_Ruda_05




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