LOOPZILLA
Ouvrir la 19ème édition du festival
La musique des cuivres telle était la lourde responsabilité pour les musiciens de Loopzilla. Les 9 musiciens du groupe ont réalisé le rêve de jouer au festival « in ». Et ce n’est pas parce qu’ils étaient les locaux de l’étape que la tâche était plus facile. Un des membres du groupe confie «
C’est étrange de faire un concert dans le lieu où l’on a appris la musique… En plus nous sommes tous bénévoles au festival ce qui augmente la pression ».
Pendant 1h30, Loopzilla a fait monter sa sauce funk-groove. Malgré la fébrilité palpable des premiers morceaux, ce jeune groupe a su faire bouger le public de la cour du château avec le même savoir-faire que leurs illustres modèles (M Parker, G Clinton). Ils avaient concocté une programmation qui a fait monter l’énergie jusqu’à la fin de leur set.
FAYA DUB
Si la musique devait être un long fleuve tranquille, alors il s’appellerait Faya Dub.
Une musique large tant dans ses sonorités que dans ses thèmes. Soft…cool…Des doses subtiles de reggae, groove, ska, rocksteady, mais aussi d’afro beat et quelques accents de l’Est.
C’est le choix de Faya Dub : proposer une musique où se mêlent plusieurs cultures, une musique à écouter, qui nous emmène en voyage, à chacun d’y trouver le sien…
Une musique instrumentale, les paroles n’intéressent pas ces musiciens, les messages passent à travers le souffle de Rico Gaultier au sax alto et soprano et à la flûte traversière, dont il soutire et soupire des sons inattendus et chauds, et l’excellence du tromboniste Thomas Hening
Un autre reggae, car l’autre existe déjà, comme nous l’explique Rico Gaultier, le leader du groupe. Pas d’esbroufe, pas de délire bruyant, même si selon Rico, le public français n’est peut-être pas encore tout à fait prêt à l’écoute instrumentale, et a encore besoin de textes et d’énergie. Mais il a bon espoir, ça commence à venir, «
il faut avancer les gars, il faut avancer… »