4 Août

OKPLOÏDE
 
Hier soir dans la cour du Brass on aurait pu douter être dans un festival de cuivres devant l’avalanche de gros sons de guitares.
 Les 7 musiciens d’Okploïde, originaires de Pau, distillent un rock puissant, dynamisé par un chanteur hispanophone qui nous rappelle les ambiances festives de skaP, nofx voire de Manu Chao. Alors qu’en est-il des cuivres ? S’ils ne sont pas mis en évidence comme dans un groupe de ska ou de funk, il y avait bien sur scène un saxophone et un trombone. Les puristes du festival les ont peut-être trouvés trop effacés mais il s’agit d’un équilibre voulu par le groupe. Les guitares et la rythmique dominent le discours musical et les cuivres sont pensés comme…une troisième guitare !
 Les musiciens palois, habitués à faire de très grandes scènes (jusqu’à 30000 spectateurs au Mexique) n’ont pourtant pas pris leur concert à la légère, avouant même une légère tension à l’idée de jouer dans un festival dédié aux cuivres. Un troisième album est à paraître prochainement. Le chanteur espère pouvoir passer à un statut professionnel bientôt, même si, à l’instar de nombreux autres groupes programmés au Monastier, vivre de sa musique n’est souvent qu’une douloureuse espérance…
 
 
KIEMSA
 
Ca faisait 7 ans qu’ils attendaient de participer au festival du Monastier qu’ils connaissaient de réputation. Ils étaient heureux d’être enfin parmi nous, et de saluer un festival qui ose autant de diversité musicale.
 Alors Kiemsa (ce nom ne manquera pas de rappeler des choses aux inconditionnels de Dragon Ball Z, et qui signifie également « chevalier » en vietnamien), déboule sur scène, s’époumone, se déchaîne, se déchire, pète les câbles, rebondit, envoie feux d’artifice, se calme parfois pour mieux s’exciter, brasse les styles pour créer la fusion. .
 Ces enragés avouent avoir été agréablement surpris de chanter devant un public plutôt familial et de voir tous les âges danser et sautiller. Le côté festif fonctionne, c’est leur souhait. Ils apportent du soin à leurs textes et espèrent qu’ils sont écoutés, et sont ravis lorsqu’on les rapproche des Béruriers Noirs plutôt que des rares groupes actuels qui inondent les radios et vivent de leur musique.
 Le regret de Kiemsa : la difficulté de se faire un nom pour pouvoir vivre de son art.
 A la question de la présence d’une trompette et d’un trombone dans un groupe aussi électrique, le leader reconnaît que c’est incongru, mais qu’à l’origine de la création du groupe, les cuivres se sont imposés comme une évidence. Une chance pour nous.






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