BARRIO POPULO - Il Est Des Jours Sans Toiéè
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Jazz au sommet !

retour sur la journée du 6 août

Ringišpil Orkestar

A 16h, au Puy en Velay, sur la place du plot, Ringišpil Orkestar proposait un concert orienté vers la musique des balkans. Ce groupe, actif depuis bientôt trois ans, s’est formé à la suite d’un des stages de musique tzigane lors d’une édition précédente. Il est composé d’une dizaine de jeunes musiciens altiligériens, qui, à travers des airs à la fois festifs et langoureux, ont su capter l’attention du public ponot enthousiaste. En effet, en nous faisant voyager entre la Serbie, la Roumanie ou encore la Turquie, une ambiance chaleureuse et orientale s’est installée. Le répertoire, varié et travaillé depuis la création du groupe, a su mettre en valeur les talents des différents membres de la formation.

 

L'Heure Baroque

Et au Monastier, à 17h s’est tenu le rendez-vous attendu de « l’Heure Baroque », donnée par les professeurs virtuoses des stages de musique ancienne, et dont le succès traverse les années. Les voûtes de l’Eglise Saint-Jean ont résonné une fois encore au son aujourd’hui atypique d’instruments tels qu’on les trouvait dans les salons du XVIIème siècle. Yoann Moulin (au clavecin), François Joubert-Caillet (à la viole de gambe), Bernadette Charbonnier (au violon baroque) et Claire McIntyre (à la sacqueboute) ont servi avec virtuosité notamment cinq œuvres de Haendel (dont le « Da Tempeste ») et une sonate de Scarlatti, pour en citer les grands noms, mais aussi des pièces de compositeurs plus oubliés tels qu’Antonio Caldara ou Tobias Hume. Après le succès de cette innovation l’an passé, la programmation a ménagé une ouverture au répertoire lyrique, qui a une nouvelle fois démontré sa pertinence, si l’on en croit les vivats plus qu’enthousiastes de l’auditoire ; la voix claire et puissante de la soprano Valentine Martinez a fait rayonner ces trésors de notre patrimoine musical avec le brio qui convenait à un tel voyage dans le passé…

 

Electravoice

C’est avec la formation Electravoice que s’est poursuivie cette troisième journée du Festival du Monastier. Sur des airs d’électro-pop, ils ont su charmer le public venu nombreux devant la scène du Village du festival pour voyager au travers du décor envoûtant proposé par les quatre musiciens.
Tantôt par des improvisations aux allures jazzy, tantôt par des chansons, ils nous ont offert, grâce à leur univers multi-instrumental, un magnifique moment de détente, loin des sentiers battus.

 

En fin d'après-midi, le Festival conviait ses partenaires autour d'un pot convivial. Réunissant élus locaux, partenaires institutionnels et privés, ce fut l'occasion de remercier tous ces acteurs pour leur soutien primordial dans l'organisation de cet événement.

 

GRANDE SCENE

Emile Parisien Quintet / Thomas de Pourquery & Supersonic

Deux artistes d'exception se sont ensuite succédés sur la grande scène. Edition anniversaire oblige, le Festival a souhaité une affiche à la hauteur de l 'événement en invitant deux « Monstres » de la scène jazz française : Emile Parisien quintet et Thomas de Pourquery & Supersonic. Tous deux récemment titrés aux Victoires du Jazz 2017 – "Artiste de l'année" pour Thomas de Pourquery, et "Album Sensation" pour Sfumato d'Emile Parisien, l'affiche alléchante a tenu toutes ses promesses.
Le saxophoniste Emile Parisien ayant séduit le public du festival trois ans auparavant en duo avec l'accordéoniste Vincent Peirani, c'est donc avec une ferveur toute particulière que les amateurs de jazz se sont délecté de cette poésie sonore. Une musique passionnée aux nombreuses facettes, à la fois provocante et anarchique mais aussi entraînante et swinguante, les cinq musiciens ont régalé un public venu nombreux.
Thomas de Pourquery et ses acolytes du Supersonic ont ensuite investi la scène pour une deuxième partie très attendue. Tantôt lyriques et suaves, tantôt déjantées et totalement free, les compositions de l'album Sons Of Love surprennent par leur richesse, laissant le champ libre à la virtuosité débridée des instruments mais aussi à la voix envoûtante du saxophoniste.

Enorme succès pour cette soirée qui restera dans les mémoires comme un des temps forts de cette trentième édition, achevée comme il se doit à la Brass Room dans une atmosphère festive avec le combo du festival et le groupe en résidence Magnet Band qui ont tenu les festivaliers en haleine jusque tard dans la nuit.

 

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