BARRIO POPULO - Il Est Des Jours Sans Toiéè
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Caliente !

Retour sur la journée du 7 août

Electravoice

Pendant que, dès 11h, le groupe Kunta animait l’Espace St Pierre au Puy, la formation Electravoice, qui avait déjà enchanté la scène du village hier soir, remettait le couvert à 11h30 pour animer le marché du Monastier. Passants et curieux se sont arrêtés nombreux pour écouter et danser sur leur musique jazzy, qui ménage un bel espace à l’improvisation dans le cours d’une écriture toute en délicatesse, tantôt lumineuse et tantôt sombre, portée par la voix mutine et chaleureuse de Christine Vallin.

 

Kunta

Les six musiciens de Kunta, forts de leur prestation dès le matin au Puy en Velay, ont investi la scène du village devant un public venu nombreux en cette fin d'après-midi ensoleillée. La musique de Kunta rassemble le flow du hip hop et les couleurs de la musique éthiopienne. Le groupe déploie un son puissant et organique allié à un jeu de scène à l'efficacité redoutable. Les textes slamés évoquant le plus futile comme le plus grave se combinent à merveille sur les riffs de sax et flugelhorn aux accents africains. Ce groove généreux et dynamisant a rapidement incité le public à danser, un bel échauffement avant le concert world music du soir sur la grande scène !

 

Grande scène

Gaël Horrellou & Identité

La grande soirée a été placée sous les auspices de la « world music » : en première partie, la formation Identité, fondée par l’un des grands habitués du festival, Gaël Horellou, saxophoniste de son état et membre jusqu’à cette année du fameux Combo du festival. Pionnier de la fusion électro-instrumentale de la fin des années 1990, son idée a été de marier dans ce projet le jazz et le maloya (l’un des deux genres musicaux de la Réunion). Pour lui donner forme, il s’est offert les services de musiciens réunionnais, dont trois percussionnistes, qui pratiquent avec virtuosité les rouleurs et congas traditionnels du maloya. Il semblerait que le pari ait été heureux, à en juger les acclamations d’un public transporté.

 

Kumbia Boruka

Ce public n’a eu que le temps de respirer, que Kumbia Boruka le transportait de l’Océan Indien à l’Amérique latine. La formation, qui s’est imposée comme l’une des références de la Nueva Cumbia, réinvente la cumbia traditionnelle en la passant au prisme de l’électro, et en y ajoutant encore une originalité : marier le chant reggae et l’accordéon mexicain. Tous ces éléments hétéroclites réunis dans un seul but que l’on ressent bien vite : faire danser. Chose promise, chose due ! Emmenés par leur leader au nom de conquistador, l’accordéoniste Hernan Cortes, et le charismatique chanteur Bob Sikou – qui sévissait encore il y a dix ans dans Bawajafar n’Free –, les huit musiciens, qui ont présenté tant des classiques de la cumbia que des compositions issues de leur premier album, La Vida Se Vive, ont entraîné le public de leurs rythmes endiablés, avec une joie de vivre et une chaleur toute latine. D’indéniables couleurs de voyage et de soleil, en ces heures chaudes de canicule, pour cette soirée ensoleillée, ouverte à tous vents, à tous continents.

 

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